L’évaluation a réellement pris corps au Bénin dans les années 2000. Puis elle s’est progressivement étendue dans toute la sphère publique. Cependant, elle peine à s’enraciner, à prendre une place plus importante pour devenir une pratique du quotidien, une culture.
La mise en oeuvre de la Politique Nationale d’Évaluation a révélé la nécessité de se doter d’un cadre Institutionnel de l’évaluation au Bénin. C’est ainsi que le Cadre Institutionnel de l’Évaluation des Politiques Publiques (CIÉPP) du Bénin a vu le jour. Il définit les relations et les rôles entre les différentes parties prenantes identifiées, et comprend les structures de coordination et d’exécution de la Politique Nationale d’Évaluation (PNÉ) au niveau national, les structures de mise en oeuvre au niveau sectoriel, déconcentré et local, les organes consultatifs ou de contrôle et les parties prenantes non étatiques.
Des années d’application après, l’évaluation à mi-parcours de la mise en oeuvre de la Politique Nationale d’Évaluation au Bénin, a révélé que le système « est caractérisé par une administration publique peu performante, une insuffisante optimisation de l’allocation des ressources publiques, une faible reddition de comptes du fait du non enracinement de la culture évaluative au Bénin ».




